Jérôme Hutin

Soutiens (artistes, scientifiques, élus…) de l’appel

 

Les personnalités qui soutiennent l’appel des arbres :

Royaume Unis :
Jim Bond – (Ethnomédecin), Écosse.

Europe :

Allain Bougrain Dubourg – président de la Ligue pour la protection des oiseaux, producteur-réalisateur au sein de la société Nature Productions.

« L’arbre s’apparente au refuge. Qu’il soit rabougri ou épanoui, il accueille le cortège de la vie. Ici une chouette chevêche, là un phasme, ailleurs un écureuil et tant d’autres être improbables dépendants de sa sève, de ses branches, de son tronc ou de sa verdure.

L’arbre s’apparente à la terre d’asile partout où il s’enracine sur la planète.

Il incarne la cohabitation. Il est la vie.

L’arbre s’apparente à l’horloge. Fragile ou puissant, il s’inscrit dans le temps bien au-delà de nos urgences.

À l’évidence, l’arbre est vénérable.

Par conséquent, comment ne pas souscrire, avec enthousiasme, à l’initiative de Jérôme Hutin qui souhaite la reconnaissance de l’arbre ? L’Unesco s’est attaché prioritairement à classer notre passé dans le patrimoine mondial. Plus qu’une vieille pierre, l’arbre de vie, vénérable par essence, mérite d’être honoré par tous. »
Allain Bougrain Dubourg – 23 mars 2009.

Benjamin Stassen (1) – Photographe – Belgique.
Paroles d’Arbres
En tout lieu, en tout temps, nous avons ombragé l’épiderme de la Terre qui vous porte depuis la nuit des Temps. Et toujours, vous avez trouvé auprès de nous refuge contre le vent, le froid et la pluie. Pour assurer votre survie, votre confort, votre bien-être ensuite, l’expérience vous a appris à prélever non seulement notre bois, mais aussi nos fleurs, nos feuilles et nos fruits. A l’image de nos futaies, vous avez élevé beffrois et cathédrales, et de nos jours encore, notre cœur livré aux flammes irradie chaleur et lumière au sein de vos demeures.

Aujourd’hui, alors que se lève un nouveau millénaire, le temps nous paraît venu de murmurer quelques mots à vos oreilles d’hommes.
Sachez que nous continuerons à servir la Terre tout entière, car nous avons pour mission de métamorphoser la lumière du ciel au cœur de l’humus le plus obscur pour que tous, de l’insecte le plus humble au mammifère le plus imbu de ses privilèges, puissent savourer la Vie à foison.

Mais nous ne pouvons plus réprimer ce frémissement d’effroi qui parcourt nos fibres à travers toute la planète : de l’Indonésie à l’Amazonie, nos plus vieux peuplements disparaissent peu à peu sous l’emprise d’appétits démesurés et stupides. A ce rythme, dans 10 ans, nos ultimes forêts primaires auront été rayées de vos cartes et avec elles disparaîtront ce que vos Radeaux des Cimes (2) viennent enfin de découvrir : sous les Tropiques, nos vraies richesses ne résident pas dans notre bois figé, mais dans la profusion de notre canopée imprégnée de parfums, d’arômes et d’essences aux vertus insoupçonnées, renouvelables à l’infini.

Ces forêts vous paraissent lointaines ? Nous sommes si proches de vous cependant ! Que seraient vos paysages privés de notre bel élan ? Vos parcs et jardins dénués de notre ombrage et de nos couleurs ? Vos villes sevrées de notre vaste respiration ? Vos champs dénudés de nos haies qui brisent les grands vents et retiennent les eaux qui érodent ?

Vous savez déjà tout cela, chers humains, et cependant, vous demeurez trop rares encore à poser des yeux attentifs ou une main douce sur nos vieilles écorces.

Notre mission ne se limite pas à l’utile ni à l’agréable. Bien avant vous, d’autres générations ont vu en nous l’image même de l’éternel recommencement, car la danse des saisons nous relie tous, frères en feuilles, au flux et au reflux de l’énergie qui se déploie, puis se recueille au plus intime, et nos cousins en habit d’aiguilles vous ont montré le chemin de l’espoir au plus noir de l’hiver.

Qui mieux que nous vous permet de savourer la fragilité – et l’éternité – de l’instant présent ? La seule longévité de nos aînés suffit déjà à vous immerger dans la contemplation du Temps. Nos vieux troncs sont tout bruissants de la rumeur de l’Histoire, de légendes, de souvenirs et de traditions.

Mais qu’importe le passé si vous ne parvenez à nous préserver ni de la malveillance ni de l’ignorance ! En dépit de vos lois et de vos livres, tant de merveilles disparaissent, mutilées par vos machines voraces…

Mais nous gardons l’espoir chevillé à nos vieilles racines. Place à l’avenir. Nous remercions déjà tous ceux qui refusent de nous abîmer par des coupes sévères et mettent en œuvre la taille douce qui concilie le respect de nos besoins physiologiques et le souci de préserver notre équilibre et notre beauté. Vous avez aussi appris que conserver les dépouilles de nos congénères sans vie contribue à nourrir tout un petit monde méconnu et à préparer l’avenir.

Vous pouvez bien davantage encore pour assurer notre bien-être commun, car notre santé favorise aussi la vôtre. N’omettez jamais de préserver les plus vieux d’entre nous : ils sont les dépositaires d’une sagesse à laquelle vous aurez tôt ou tard accès. Songez à ne pas nous planter en isolé ni en alignements, mais en bouquets qui mêlent âges et espèces, car la diversité est gage de richesse et d’entraide. Nous sommes des êtres sociables, à votre image.

Nous ne serons vraiment protégés que lorsque nous aurons enfin retrouvé votre affection. Le meilleur reste encore à venir car peut-être avons-nous aussi pour vocation de vous relier à l’essentiel. Notre vie secrète demeure encore largement un mystère à vos yeux. Et cependant, le croirez-vous, vous avez la capacité de redécouvrir les merveilles que nous avons toujours été prêts à partager avec vous. Mais peut-être serez-vous bientôt plus nombreux à communiquer avec nous ?

Encore faut-il que vous nous approchiez avec bienveillance, les mains et le cœur ouverts. Seule importe votre présence attentive. Soyez simplement vous-mêmes, disponibles à l’instant présent et surtout authentiques. La hâte nous importune car seule la véritable écoute engendre l’intimité et la réciprocité. Fuyez tout esprit de domination, de dissimulation ou de divertissement et faites confiance à votre intuition car chacun d’entre vous est capable d’entrer en résonance avec les grandes énergies qui nous traversent tous.

Nous n’avons rien à vous apprendre que vous ne puissiez découvrir en vous, mais en vous invitant à retrouver cette entente dont nous avons besoin, nous pouvons vous aider à retrouver les liens profonds et subtils qui vous unissent à tout ce qui vous entoure. Enracinez-vous profondément dans le local et le quotidien et soyez ouvert à l’imprévu et à l’inouï. Des moments riches de communion intense vous attendent, car toute la force de notre sève coule aussi dans le sang de vos veines. Nous vous attendrons, tant que vous nous prêterez vie…

(1) Benjamin Stassen, écrivain-photographe amoureux des arbres, auteur de plusieurs livres (Géants au Pied d’Argile, 150 arbres exceptionnels de Wallonie, 1993, épuisé;  La Forêt des Ombres, charmes et sortilèges d’Ardenne, 1999, épuisé; La Mémoire des Arbres, 2 tomes, 800 pages, 450 photos, Bruxelles, Ed. Racine, 2003-2004; La Fête des Arbres, Liège Ed. A. Degive, 2005). B. Stassen (benjamin.stassen@skynet.be) participe au projet Frontière de Vie des Indiens Quechuas en Amazonie équatorienne (www.frontieredevie.be).

(2) Francis HALLE, Le Radeau des Cimes, Ed. J.-Cl. Lattès, 2000, 282 p.
(3) Maja KOOISTRA, Communiquer avec les Arbres, Ed. Le Courrier du Livre, 2000, 250 p.

Pierre Rabhi – Terre & Humanisme – http://www.terre-humanisme.org/

Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept “Oasis en tous lieux”. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d’Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Il est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, du Sahara aux Cévennes, Conscience et Environnement ou Graines de Possibles, co-signé avec Nicolas Hulot.

Un arbre en ma mémoire
Un arbre unique et solitaire fait offrande de ses ramures au ciel incandescent. Nul ne sait par quel stratagème il a , dès son enfance, échappé à la main prédatrice de l’homme armé de fer, à la dent avide de l’animal famélique, à la rareté de l’eau et au dard du soleil plus que nulle part au sommet de son ardeur. Alentour est le désert infini submergé de silence séculaire parfois troublé par la rumeur lointaine de troupeaux évanescents allant sur les dunes et les immenses plateaux ensemencés de rocailles.

Ici, l’espace et le temps sont confondus l’un par l’autre tenus, et n’ont d’autre mesure que la démesure de l’éternité. Dans cette vastitude lunaire librement parcourue de bise en février ou de vent en ouragan de sable, rugissant d’une fureur dont on ne sait la raison, l’arbre demeure en patience témoin superbe et pathétique d’un temps révolu.

En m’approchant de la colline où il se tient en vigile de silence, il grandit à mes yeux. Il s’anime à mes oreilles et la main qui en caresse le tronc me dit sa puissance. Des battements sourds se font entendre. Je ne sais d’abord leur provenance, ils sont de mon propre cœur. Car ici la rareté de la vie donne à la vie sa vraie mesure. Et en contemplant cet être magnifique drapé des secrets d’une longue histoire qu’il est seul à pouvoir conter, j’imagine ses innombrables compagnons que la terre nourrissait pour en être mieux nourrie. Et dans cette réciprocité vitale s’exprimait toute l’intelligence de la vie car l’arbre n’est pas seulement racine, tronc, branche et feuillage, il est un pont vertical unissant les forces telluriques à celles du cosmos. Il est prière incessante adressée à l’univers pour attirer tous les bienfaits de la vie sur la terre et les humains et sur toute créature de la création.

Tuer les arbres hors des nécessités d’une vie simple, c’est commettre un grave préjudice à la vie. C’est un délit passible des plus grandes tristesses. Les arbres disparus, il ne restera plus que vide et solitude et désert jusque dans les cœurs.

Francis Hallé– scientifique Botanique tropicale – Montpellier France.
Tous les arbres, jeunes ou vieux, sont respectables; parce qu’ils sont comme nous des êtres vivants, parce qu’ils savent gérer mieux que nous l’écoulement de temps et parce qu’ils rendent possible la vie de multiples espèces, dont la nôtre.

Les raisons de les respecter sont, au sens strict, innombrables. C’est pourquoi je m’associe volontiers à toute tentative ou initiative qui vise à accroître le respect que nous manifestons à leur égard.

All trees, young or old, are respectable; because they are like us alive beings, because they can manage better than us it passing of time and because they make possible the life of multiple species, of which ours.
The reasons to respect them are, in a strict sense, innumerable. This is why I join readily any attempt or initiative, which aims at increasing the respect that we express in their consideration.

Montpellier, fin 2005
Francis Hallé

Jean Marie Pelt– Institut Européen d’Ecologie de Metz France.
Je ne puis qu’appuyer sans réserve le projet de Monsieur Jérôme Hutin, de faire classer au Patrimoine Mondial de l’Humanité les plus vieux arbres de la Planète. Ces Arbres Vénérables sont de véritables monuments de la Nature qui nous relient à un passé déjà lointain, mais dans lequel ils plongent leurs racines. Ils témoignent de l’alliance immémoriale de l’Homme et de la Nature, et à ce titre méritent notre respect.

I then only to support without reserve the project of M. Jerome Hutin, to enter as World Heritage of Humanity the oldest trees of the Earth. These Venerable Trees are real monuments of Nature which connect to us with an already remote past, but in which they spread, plunge their roots. They testify to the unmemorable alliance of the Man and Nature, and for this reason deserve our respect.

Jean Marie Pelt
Président
Institut Européen d’Ecologie – Metz – France

Priscilla Telmon – Exploratrice
 Ne dit-on pas Heureux celui que les arbres caressent, que le vent conseille… Un arbre, vaut mieux que tout, il porte la poussière d’étoile de notre humanité. Il est a lui seul un remède d’amour, de respect, de clairvoyance au monde, du vivant, à sa cette nature primordiale qui nous entoure. Il m’arrive souvent, d’embrasser, d’enlacer au creux de moi le grand tronc d’un vieil arbre et d’écouter les palpitations de son être… il me donne alors, force, joie de vivre, apaisement…Marguerite Duras dans ses journées dans les arbres disait qu’il reste toujours avec eux quelque chose de l’enfance, toujours… Jérôme, de tout coeur merci de ce combat afin de permettre à nos petits enfants de s’émerveiller, de caresser à leurs tours ces précieux amis qui veillent sur nous…

Priscilla Telmonwww.priscillatelmon.com

Amandine Ramseyer – PhD Student in Ethology – Strasbourg – France.
Un arbre est un être vivant. Depuis sa naissance il cherche à atteindre chaque jour un peu plus la lumière. Il me semble que c’est devenu aujourd’hui un véritable défi, le défi de rester vivant le plus longtemps possible, dans un monde où les menaces de déforestation sont nombreuses.

L’Homme devrait ouvrir les yeux sur ces êtres paradoxalement si discrets et fragiles, et tellement puissants et résistants. Ils ont traversé des millénaires, conquis pratiquement toute la surface du globe et ont donné la vie à tant d’espèces animales et végétales… Si on sait les observer, les écouter, les sentir, ressentir leur contact, les arbres peuvent nous apprendre beaucoup. Les arbres ont besoin de nous comme nous avons besoin d’eux.

Cet équilibre écologique dynamique dont nous faisons tous partie doit être préservé. Par reconnaissance, par respect, par intelligence en vue d’une protection légiférée, il est nécessaire de classer le maximum d’essences au sein du Patrimoine mondial de l’Humanité.

Un grand pas pour la vie !
Je m’associe sans réserve à ton projet, cher Jérôme, afin que nos enfants puissent connaître le bonheur de croiser des arbres centenaires et millénaires sur leur chemin.
Strasbourg, Janvier 2007
Amandine Ramseyer

Peter Phillipson– Missouri Botanical garden – Muséum d’Histoires Naturelles de Paris – France.

Serge Antoine– Ecologiste – Palmarès mondial des 500 PNUE (2003) décerné par les Nations Unies. (Décédé en Mars 2006), il avait écrit le texte de l’Appel avec Jérôme Hutin, rendons lui un grand hommage!

Erwan LE CORNEC – Maître de conférences en droit public (Université de Bretagne Occidentale)
Docteur en droit public (Université de Paris I Panthéon-Sorbonne)
Avocat au barreau de Quimper
Spécialiste en : droit public, droit de l’environnement,  droit de l’urbanisme

Lorsque nos chemins se croisent, je ne peux m’empêcher de toujours rendre visite à un vieil arbre et lui exprimer mon sentiment d’admiration comme à l’égard d’un humain. Et il en existe de nombreux en Bretagne, terre des légendes. Les arbres vénérables ont ceci de différent des hommes que, pendant toute la durée de leur vie, ils ont été et continuent à être source de vie pour des dizaines de communautés animales et végétales, dont l’homme lui-même, cet ingrat…et ceci de différent qu’ils ne savent pas manier la tronçonneuse.

L’homme, prédateur imbu de sa puissance, devrait retrouver auprès d’eux un peu de modestie et s’inspirer de leur sagesse pour ne pas transformer la planète en un désert aride et inhospitalier où même les arbres ne pousseront plus. Vénérer les arbres vénérables est l’une des planches de notre Salut. Une simple pensée positive à l’égard de ces vieillards en majesté constitue à n’en pas douter un geste de réconciliation entre nos deux mondes.
Erwan Le Cornec

Marie Anne Isler Béguin, députée européenne
Monsieur Hutin,
Je souhaite vous assurer de mon soutien pour votre belle initiative.
Alors qu’il est plus que jamais nécessaire de défendre la préservation de la biodiversité de la planète, menacée par les activités destructrices de l’homme, votre projet est un hymne au respect de toute forme de vie sur terre. Ces arbres vénérables nous rappellent à quel point nous devons savoir rester humbles face à la nature. Je soutiens donc sans réserve votre projet et me joins à la liste des signataires de votre Appel.

Patricia Ricard, présidente de l’Institut Océanographique Paul Ricard
Un enfant un jour demanda, pourquoi il fallait sauver les baleines, il lui fut répondu qu’elles étaient les monuments de la nature et de l’évolution, au même titre que nos cathédrales étaient les trésors de la civilisation. Puis  comme   l’enfant insistait, voulant savoir à quoi cela servait de sauver les baleines, l’homme sourit et lui répondit que cela servait aussi à sauver le meilleur de nous même.

Ton combat est admirable, et je ne peux m’empêcher de penser que ce sont ces très vieux arbres, ou plutôt ces très grands sages qui à travers toi nous envoie un message…   


Bernard Boisson, Photographe, auteur du livre « Forêt Primordiale ».
 Arbres souverains, remarquables, vénérables… vous l’êtes quand le touriste ne peut plus dire un “oh!” plus haut. Quand vous étiez plus petits, peut-être n’étiez vous encore que mobilier végétal, décor, promesse de beau fût que sais-je ? Il a fallu que vous soyez vieux pour que l’on vous regarde comme des êtres vivants. Alors que les magazines féminins privilégient les visages sans rides, quel regard contemplatif se serait autrefois posé sur vos écorces lisses ? Nul  ne vous voyait, et voilà qu’on commence à vous regarder alors qu’on oublie la femme ridée. Quelle signification y a-t-il à cela ? La poésie de la beauté n’est-elle que dans le vieillissement végétal et pas dans le vieillissement humain ? En réalité vos formes organiques nous rappellent peut-être à cette dimension ignorée dans l’humanité, celle d’une puissance de maturité qui crève tout vieillissement par une vitalité qui n’a cesse de puiser dans les racines de sa naissance. On frémit à votre présence, en sentant l’équivalence possible dans l’humain. C’est peut-être par ce jeu de résonance que nous pourrions être plus que jamais dans la ferveur de vous protéger.

Mais les notions de développement durable tant prônées aujourd’hui n’ont-elles pas encore une fadeur bien lessivée devant tout le panache de vos houppiers ?

Les Monuments aux Vivants que vous êtes, puissent-ils ne pas être des “Monuments aux Morts”, car outre le risque qu’ici où là sur Terre, on puisse vous abattre, on pourrait aussi vous protéger pour oublier dès lors tous ceux que l’on coupe ailleurs sans soucis de forêts ou bocages remarquables et vénérables… Puisse le remarquable nous appeler à voir le moins remarqué. Puisse le vénérable nous appeler à voir ce qui est moins vénéré...

Le remarquable et le vénérable de demain sont le non-remarqué et le non-vénéré d’aujourd’hui. Ils concourent déjà à l’âme des paysages. Puissent les très vieux arbres servir en fait de figure de proue à toute une conservation de la nature. Puissions nous au-delà de la préservation des symboles préserver l’essence, toute l’essence de la nature… et là se sera notre attitude qui deviendra enfin vénérable…

Bernard Boisson
Auteur du livre “La Forêt Primordiale”en projet de réédition.

Ankh, artiste plasticienne (sculpture, gravure, land-art )
Bonjour ami des arbres millénaires,

Merci de parcourir le monde et d’offrir à notre regard la beauté et la fragilité de ces arbres merveilleux, merci d’éveiller nos consciences afin que nous nous rallions à votre cause noble et juste de protéger ces arbres aussi précieux que des vies humaines afin qu’ils puissent vivre plus longtemps encore et que beaucoup de générations puissent respirer leur oxygène, jouir de leur ombrage, leur fraîcheur, leur présence forte et apaisante, de leur énergie vitale, qu’elles puissent profiter de la vie, dans l’écosystème qui les entourent et qu’ils puissent offrir leurs ramures accueillantes à tous les oiseaux, les insectes et autres animaux qui vivent grâce à eux.

Je me joins à vous pour que les arbres millénaires soient classés en patrimoine mondial, afin qu’ils ne soient jamais coupés, que nous les soignons et les respections, que nous les transmettions en héritage à toutes les générations d’enfants futures de la planète.

Je demande à ce que cesse cette exploitation sans relâche  et abusive de la forêt, au seul profit de l’homme et de ses « besoins »

« Si la forêt meurt et disparaît alors nous mourrons aussi ainsi que toute vie sur cette planète.
Je parle souvent dans mon travail d’artiste de l’arbre et de l’homme, de leur relation étroite, du dialogue silencieux qui s’instaure lorsque l’homme fait enfin silence et se met à son écoute :
« Mémoire du bois, mémoire de l’eau, mémoire du temps
Que dirait l’arbre, s’il était encore graine, volant au vent
Son cœur de bois nous parlerait de la terre, de ses racines entremêlées
Puisant la sève et la mousse verte des pierres
Que dirait l’eau, nous raconterait-elle le nuage et la pluie ou bien encore 
La source claire de ses rivières, l’onde de la vie ?
Esprit de bois, esprit qui coule, ouvres les cercles,
Tu nous réchauffes, nous désaltères, feu et fontaine
Et nous relies au ciel… »

Ankh, artiste plasticienne (sculpture, gravure, land-art )

Cyrile Albert – un grand ami des arbres :

Quand meurt un arbre, meurt le monde.
On admet communément que l’homme descend du singe, doit-on aussi rappeler qu’il descend de l’arbre? Que de liens multi séculaires entre eux. L’un ne peut être séparé de l’autre: l’arbre qui retient la terre nourricière de ses racines, qui entretient la vie des petits animaux, qui donne son sublime corps pour que l’homme se chauffe ou fasse son asile protecteur, qui lui donne la fraîcheur de son ombrage, la beauté de sa silhouette, ses fleurs, ses fruits. Réceptacle de force vitale, lien visible entre les profondeurs de la terre et l’immensité du ciel.

L’arbre ancré dans le sol comme l’homme est ancré à sa terre natale. Homme, toi qui a entretenu et cultivé cette terre, su considérer et planter ces arbres, eux qui étaient ta fratrie, sache que l’oubli est l’oeuvre du temps. Les générations ont passé, le respect originel envolé, les hommes du présent sont déracinés…

Et ce vieil arbre, cette antiquité lourdement chargée d’histoires, cet être de vie, le respecte t-on encore?

Bien trop souvent, on le décapite, l’ampute, l’érafle, le sacrifie sans sourcilier dans l’indifférence.

Mais qui es-tu, toi qui ose porter l’acte fatal?

Mais qui es-tu, toi Oh perfide?

Toi, l’homme, toi qui te dis, qui te croit le roi de la Création, combien ne te sens-tu pas chétif? Chétif de taille et d’âge devant ce patriarche qui a bravé les siècles, les nuées des cieux, et à qui l’éternité semble promise.
Regarde le, là bas, combien de générations de tes pères n’a t’il vu se succéder son ombre, combien d’amours et de secrets n’a t’il préservé?

Tout passe et il demeure, et pourtant, toi l’homme, qui le regarde, indifférent, prêt à l’envoyer au trépas; à toi, l’homme, je te le dis: quand meurt un arbre, meurt le monde.

Cédric Pollet, Photographe d’écorces d’Arbres :
Madagascar, Australie, Afrique du Sud, Namibie…c’est tout particulièrement dans ces parties du globe où les rayons du soleil viennent, en un souffle de feu, vous brûler la peau, dans ces paysages arides où les larmes de pluie sont si rares et si précieuses que les arbres expriment leur plus belles écorces. Désireux de vivre, ils développent ainsi d’ingénieuses stratégies pour résister contre des conditions de vie extrêmes que l’Homme même ne pourrait supporter. Les troncs se gorgent d’eau pour passer tranquillement la saison sèche.

Quant aux écorces, elles révèlent leurs plus étonnantes couleurs allant d’un vert tendrement  chlorophyllien à un bleu turquoise digne des plus beaux lagons. Certaines encore se protègent derrière un voile délicat aux teintes pastelles, réfléchissant ainsi à merveille les rayons du soleil qui tenterait de les faire trop transpirer.

Le monde des arbres est pour moi fascinant, alors sentez, regardez, écoutez… ce que les arbres ont à vous dire, ils se feront un plaisir de vous dévoiler leurs secrets”

Georges Feterman, Président de l’association ARBRES :
“Et si les vieux arbres pouvaient parler, que nous raconteraient-ils?

Du haut  de leur houppier, ils ont accompagné l’histoire des Hommes au point de devenir un extraordinaire patrimoine, qu’il faut préserver comme une mémoire vivante. Il est grand temps d’intégrer ces monuments végétaux au bien commun de l’Humanité.

Jean Claude Micot – 1er Jardinier de France (*Tronçais Patrimoine de l’Humanité) :
Cher Jérôme, Il fut un temps où chacun de nous, sans rien savoir l’un de l’autre, menait croisade pour rappeler à l’Humanité le respect dû aux plus vénérables créatures de la Planète : « les Arbres ».

Inopinément, nous nous sommes rencontrés aux antipodes, sur les sentiers de la forêt de Morondava à Madagascar !
Etait-ce pur hasard ? Etait-ce un signe, un sortilège, lancé par les Baobabs ? En tout état de cause, nous nous sommes compris et maintenant retrouvés pour unir nos efforts.

Je suis très heureux que tu asi accepté de rejoindre T.P.H* et je te sais infiniment gré de bien vouloir me permettre de t’accompagner dans ta démarche pour que vivent les arbres. 

Marie- Christine Blandin, Sénatrice du Nord, France ».
Je signe volontiers votre appel, et comme vous le proposez, je vous joins un texte diffusable :

J’approuve le projet de classement au Patrimoine mondial de l’Humanité des plus vieux arbres de la planète. Témoins parfois séculaires d’une couverture végétale en disparition, ils sont des signaux vivants de ce qui fut ; ils sont des alertes sensibles et esthétiques de ce qui pourrait ne plus être, si nous n’y prenions garde.

Corinne Vermillard, Directrice de l’ADIAF, Arboretum national des Barres
Au nom de l’Arboretum national des Barres, nous ne pouvons que nous associer à cette initiative en faveur de la protection et de la sauvegarde des arbres vénérables du monde.

Ce combat est difficile à cette époque où beaucoup de préoccupations  ont tendance à être considérées comme étant « largement » plus prioritaires…

Pourtant, nous savons bien, à quel point il est nécessaire de sauvegarder ce patrimoine mondial dispersé et donc difficile à protéger. Ces arbres sont autant de témoins qui au-delà de leurs caractéristiques remarquables, spectaculaires et étonnantes, sont aussi des témoins de vie, qui permettent justement, de replacer l’homme à sa place, notamment sur l’échelle du temps.

L’Arbre, un magnifique moyen de sensibiliser à l’environnement….

Les arbres remarquables du monde, comme « VIPs » de cette merveilleuse démarche ….

 Au quotidien, l’Arboretum national des Barres, s’appuie sur ses sujets les plus remarquables,  les plus vieux, pour sensibiliser tous les publics à la nécessité de s’investir individuellement,  dans la bonne gestion de nos ressources et de notre environnement.

Les arbres, touchent tout un chacun, enfants et adultes, quelque soit le niveau social, l’âge, …. L’Arbre nous permets à nous, animateurs, éducateurs, naturalistes …. de réveiller très facilement en chacun de nos visiteurs, des souvenirs, des liens affectifs forts, qui permettent de toucher et d’ouvrir un espace sensible en chacun d’entre eux. Dés lors, l’Arbre devient une magnifique porte d’entrée de sensibilisation à l’environnement.

Sauvegardons, ces arbres impressionnants du monde, faisons les connaître, communiquons sur leurs extraordinaires caractéristiques. En informant, en montrant, en surprenant ; ces arbres pourrons alors, contribuer aussi à éveiller la conscience des citoyens de ce monde…. et à imposer l’attention et le respect qu’ils méritent….

Pleinement associée à votre démarche.

Monsieur Gaston FRANCO, Maire de Saint Martin Vésubie, Conseiller général des Alpes Maritimes, Président des Communes forestières des Alpes Maritimes.

J’ai pris plaisir à lire votre message reçu en Mairie de Saint Martin Vésubie. Outre la fonction de Maire d’une commune forestière du Haut Pays des Alpes Maritimes, j’occupe également celle de président des Communes forestières des AM et la vice présidence à la Fédération nationale, vous comprendrez que je suis particulièrement sensible et soucieux du devenir des arbres et de nos forêts.
 A ce titre, le regard que je porte  en matière de forêts est aiguisé et je suis particulièrement attentif à leur devenir, aussi,  je formule tout mon soutien et marque ma solidarité pour votre action en faveur du classement des arbres vénérables au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Madame Alice Gallas :
Songez que du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent.

Et pourquoi pas :
Songez que du haut de ces “vénérables”, quarante siècles vous contemplent…, alors continuons de contempler d’en bas ces fantastiques témoins du passé, qui valent tout l’or du monde, et qui méritent que l’UNESCO les classe “patrimoines mondiaux”.

Suisse :
Prof. Reto Strasser – Laboratoire de Bioénergétique de Lullier Genève.

To whom it may concern  

Old trees are living monuments. They carry the information of their environment over hundreds or even thousands of years. These exceptional trees are scattered all over the earth representing the oldest living systems.

It’s a sign of respect towards any form of life and it’s a sign of culture to protect these historical trees that represent a real patrimony of humanity.

All initiatives having the goal to protect the old vulnerable trees on earth merit to be considered seriously.

I fully support the initiative of Jerome Hutin to classify the oldest trees on earth as a worldwide patrimony of the humanity.

Jerome Hutin knows most of these trees, as a photographer he was searching for them and he established an exceptional photographic documentation. Jerome Hutin is highly involved in spreading the idea to protect the earth oldest trees, by giving seminars and video shows to the public at many places inside and outside of Europe.

The actual favourable constellation brings together:
·         The ethic concept to protect the patrimony of the oldest trees on earth,
·         The love and passion of Jerome Hutin to spread the idea of this concept,
·         The professionalism for the appropriate documentation of the oldest trees on earth as pictures, text and talks.

This constellation merits to be supported by any means.

Reto J. Strasser

Asie :
Pei Sheng JiChef du Département d’ethnobotanique – Institut de Botanique de Kunming. – Prés. Société International d’ethnobiologie. Kunming – Yunnan Chine.
Sunderlal Bahuguna – Chipko– Premier mouvement activiste pour sauver les forêts. Il a reçu le Prix du Right Livehood
Award Inde.
Vandana ShivaDirectrice de Research Foundation for Science, Technology and Ecology. Prix 1993 du Right Livehood
Award Inde.
John Gathright– Arboriste et école de grimpe. Nagoya Japon.

Afrique :
Dr John Anderson– Paléontologue – Pretoria – Afrique du Sud.

Izak van der MerweDepartment of Water Affairs and Forestry – South Africa

I fondly remember your visit to South Africa to photograph some of our magnificent trees. Since you have left some years ago, our Department of Water Affairs and Forestry initiated a Champion Tree project to protect trees of national conservation importance. For some trees this initiative has come too late, but I am proud to tell you now that our Minister of Water Affairs and Forestry appointed a panel of experts who recently evaluated a list of trees nominated by the public, and the Sagole baobab will be among a number of trees that will be declared as protected. The protections of these trees have captured the imagination of the public, who read about them in the local press. They will soon be the stars of a local television programme. The giant among these trees is the Sagole baobab that also features among your list of venerable trees of the world.

I think you have done a wonderful job at great sacrifice to yourself in bringing world attention to these venerable trees, through your world travels, your marvellous book and now through your campaign to have them declared as a World Heritage. I, and my colleagues here in the South African Department of Water Affairs and Forestry fully support this initiative, and would be proud to have the Sagole baobab afforded that status. We have seen how our own Champion tree project has made an impact on people. By focusing public attention on the old and venerable giants that lived much longer than us, that inspire us with their magnificent beauty, and to which we attach much emotional value, we can instil in people a more caring attitude towards trees and the environment. Every one of these giants we lose to human action is a loss we feel in our hearts. By declaring them as a World Heritage, we believe that it may also engender a more caring attitude among people to trees in general. What would our earth be without them?

I sincerely hope that this worthy cause will bear fruit.

Christian Lambrechts– PNUE – Nairobi Kenya.
Wangari MaathaiPrix Nobel de la Paix 2004 Chef du Green Belt Movement – Nairobi Kenya.
Moussa Seck – Enda Tiers Monde – Dakar – Sénégal.

Amérique du Nord :
Al Carder– spécialiste des vieux Arbres Canada.
Douglas Larson– Dendrologiste. Ontario – Guelph University Canada.
Ed Cook – Botaniste – Dendrologiste au EtatsUnis.
Julia Hill Butterfly – Activiste – fondatrice de “Circle of Life Foundation”. Elle était restée 2 ans en haut d’un Séquoia Etats-Unis.

“Venerable, old trees hold a vital place in our world– spiritually, scientifically, and emotionally. For this and so many other reasons, we should all work together to save them from human destruction.”

Amérique Centrale :

Mexique ?

Amérique du Sud :
Prof. Nelson GarciaBotaniste– Université Australe de Valdivia, Chili.

Russie :
Ludmila Morozova– Botaniste Green Leaf – Carélie.

Australie :
Pat Lowespécialiste des Baobabs.
Prof. Harris– Botaniste – Dendrologiste Tasmanie.

Nouvelle Zélande :
John Ogden– Msc, PhD, D.Sc, FRSNZ – School of environmental and Marine Sciences – Auckland.